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AÏORA
Laurent Martin
Pays
France
Dimensions
20 mètres de long
Principaux matériaux
Bois de palette et acier
Portrait
Laurent Martin
Présentation

Artiste plasticien, il travaille avec une gamme de matériaux diversifiés, ordinaires et souvent industriels comme le revêtement de sol, le polystyrène, le mobilier ou les palettes. Chacun d’eux fonctionne comme une étape et aboutit à une série de sculptures ou d’installations. Un champ d’activités varié dans lequel il navigue au gré des projets et des intentions.
Ses recherches sont basées sur la ré-appropriation dans une approche abstraite ou figurative. Mon travail s’apparente à celui d’un fabricant, d’un bricoleur et se construit autour d’une utilisation onirique des matériaux, dont la plupart sont emprisonnés dans leur banalité. Il remanie, transforme afin de dégager une expressivité, une atmosphère.
Les thèmes qu’il aborde sont liés à la nature, au corps et à la mort.
Ils témoignent de la fragilité de l’être humain et reflètent une société qui s’appauvrit.
Par cette approche, il cherche à transcender le caractère poétique des matériaux afin d’en faire jaillir un nouvel élan plastique.

Mécène(s) de l'œuvre

  • Aiora
Présentation de l'oeuvre

Aiora - « balançoire » en grec - est le nom d’une fête athénienne, dédiée à Dionysos, qui célébrait à la fois la vie et la mort. Lors de cette fête également appelée « fête de la balançoire », des escarpolettes (planches en bois suspendues par des cordes) étaient attachées aux branches des arbres. Des poupées ou des jeunes filles y étaient balancées, au chant d’une complainte appelée la Chanson de l’Errante.

Dans ce scénario artistique, un arbre est étendu au sol, déraciné, mourant. Il annonce le début de nouvelles vies par sa décomposition. Des balançoires y sont suspendues, parfois par une seule corde, comme des fruits mûrs sur le point de tomber.

Dans la nature, tout élément vivant génère par sa dégénérescence le renouveau du biotope. L’arbre qu’il soit vivant ou mort est un symbole mythologique, celui de l’éternel recommencement. Au rythme des saisons, il est l’allégorie de la vie en perpétuelle révolution. La balançoire renforce l’idée du cycle, de la respiration, de l’enfance… En reprenant l’idée de la fête de l’Aiora, l’artiste questionne l’Homme sur ses capacités à s’extirper de la gravitation, à se renouveler, à se recycler, à se réinventer dans le monde contemporain dans lequel il ne peut plus ignorer sa nature en péril.